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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 22:57

MARINA 22 Octobre 2013  2

100 min.

 

Pour ceux qui suivent le parcours de Stijn Coninx de près, MARINA apparaît comme la parfaite synthèse de ce à quoi il nous a habitués depuis ses tout débuts. Quelques années avant la reconnaissance internationale, rendue possible avec la nomination de DAENS aux Oscar (dans la catégorie meilleur film étranger), Stijn Coninx fait figure d’exception culturelle dans le paysage cinématographique flamand ; aidé, il est vrai, par le trublion Urbanus. Leurs deux uniques collaborations (HECTOR et KOKO FLANEL) sont d’énormes succès commerciaux puisqu’ils trônent en tête du box-office des productions 100 % «blanc bleu belge» (seul LOFT d’Erik Van Looy, sorti en 2009, peut se vanter d’avoir fait mieux dans les salles obscures de notre royaume), dont la réalisation n’a d’autre prétention que de faire rire le public ! Cet humour, manquant souvent de finesse psychologique, se révèle cette fois un antidote idéal contre la morosité faisant partie intégrante du quotidien d’une famille italienne ayant fui sa terre natale (la Calabre) pour les mines de charbon du Limbourg. Mais à la différence du brillant biopic consacré à l’abbé Daens, ce dernier étant fortement sensibilisé par les conditions de travail désastreuses de la classe ouvrière, MARINA traite superficiellement du sort peu enviable de ces milliers de migrants italiens devenus mineurs du jour au lendemain dans les charbonnages belges. Ici, c’est surtout la relation père / fils qui vaut son pesant d’or, aussi réaliste que touchante grâce au toujours très juste Luigi Lo Cascio (inoubliable dans I CENTO PASSI et LA MEGLIO GIOVENTÙ), malgré un final un rien trop larmoyant. À nouveau, le réalisateur belge se concentre sur le destin hors du commun de gens simples qui auront marqué le milieu de la chanson le temps d’un tube au refrain mille fois entendus (Dominique, nique, nique... ; et, Marina, Marina, Marina...). Construit de manière terriblement classique et linéaire, à l’instar de «sa grande» SŒUR SOURIRE, il ne réserve aucune réelle surprise dans sa progression dramatique cousue de fil blanc. Quoi qu’il en soit, MARINA s’annonce d’ores et déjà comme un véritable carton en Flandre. À bon entendeur...

Anecdote : Le film doit son nom au hit de Rocco Granata, dépassant le million de 45 tours vendus en Allemagne ; à tel point que Dalida l’a d’ailleurs repris la même année en français.

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Published by seb-schreurs - dans KWEB - Le Mag
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