Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 00:27
link : Bande-annonce en anglais

LA FOLIE DU ROI GEORGE 19 Novembre 2007  4
Film historique britannique (1994) de Nicholas Hytner (The madness of king George). Avec Nigel Hawthorne, Ian Holm, Helen Mirren. 105 min.
Le roi dé"Lear"; la couronne du Royaume-Uni perdrait-elle la face...ou la tête ? 
La monarchie britannique a toujours été un sujet de discorde. Les uns, partisans de la première heure, affectionnent tout particulièrement le côté féérique de ce régime politique, tandis que pour les autres cela relève de l'ineptie la plus totale, avançant souvent comme argument premier que leur fortune personnelle est disproportionnée. Toujours est-il qu'à plusieurs reprises, le cinéma british s'est intéressé de très près à ses têtes couronnées atypiques, éloignées du commun des mortels. Que ce soit "Henry V", d'après la pièce célèbre de William Shakespeare; s'ensuivront "La folie du roi George", les destins de la reine Victoria dans "La dame de Windsor", ceux de la fille de Henry VIII dans "Elizabeth" (dont la suite sortira prochainement sur les écrans) ou encore d'Elizabeth II dans "The Queen" de Stephen Frears.
La Folie du roi George
Justement Helen Mirren, qui vêtit une fois encore les habits de circonstances, avait déjà eu l'occasion d'incarner une autre souveraine, Charlotte, épouse de George III. Les reines lui réussissent bien puisque, malgré sa courte prestation, ce rôle lui a permis de décrocher le prix d'interprétation au Festival de Cannes. Il aurait été plus judicieux de l'attribuer à Nigel Hawthorne, hallucinant en monarque déjanté.

Sans le moindre didactisme, "La folie du roi George" se focalise sur la maladie mentale qui mit, en 1788, en bien mauvaise posture le gouvernement de son pays. Souffrant en réalité de porphyrie (dont l'origine est en réalité métabolique), son fils le prince de Galles, tentera à tout prix de lui succéder sur le trône. En vain, dès l'instant où "God save the King" !
Partager cet article
Repost0
17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 10:51
American Gangster - Bande-annonce 1 (Anglais sous-titré)American Gangster - Bande-annonce 1 (Anglais sous-titré)


AMERICAN GANGSTER 17 Novembre 2007  4
Film policier américain (2007) de Ridley Scott. Avec Russell Crowe, Denzel Washington, Chiwetel Ejiofor. 157 min.
Il était une fois un flic intègre.
New York, 1968. Bumpy Johnson, ponte influent et respecté de Harlem, succombe à une crise cardiaque; un nouveau parrain est appelé à régner. C'est sur le terrain que Frank Lucas (Denzel Washington) a tout appris de son père spirituel. Au moment où il reprend le flambeau des affaires juteuses du cartel (en millions de dollars), une tête brûlée du service des stups est bien décidée à nettoyer la ville de fond en comble en remontant à la source du narcotrafic. Richie Roberts (Russell Crowe), flic idéaliste, ira jusqu'au bout de ses propres convictions pour envoyer derrière les barreaux ce gentleman du crime organisé...

American Gangster - Russell Crowe et Denzel Washington (de dos)
Si le dernier opus de Ridley Scott a du mal à démarrer, le temps de disposer ses pions sur le damier urbain, la suite est un monument de virtuosité tant sur le plan visuel que sur le plan narratif qui va crescendo. En se référant aux grands polars du cinéma américain des seventies (baptisé à juste tite "le nouvel Hollywood") tels que "French connection", "Le Parrain" ou "Serpico", le réalisateur fait renaître l'esprit libre, révolutionnaire et contestataire d'une époque où tout était permis, suite à la guerre du Vietnam et à la corruption éclaboussant le gouvernement républicain.
American Gangster - Le réalisateur Ridley Scott
Après "Zodiac" de David Fincher, il rend un bien bel hommage aux années 70, décennie cinématographique foisonnante de tous les excès. Surtout qu'il est aidé par deux acteurs hors pair dont on n'oubliera pas de sitôt la confrontation mémorable. Qui oserait encore proférer que 2007 ne serait pas "une grande année" pour Ridley ?!
Partager cet article
Repost0
15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 20:43
Dangereuse séduction - Bande-annonce 2 (Anglais sous-titré)Dangereuse séduction - Bande-annonce 2 (Anglais sous-titré)



DANGEREUSE SEDUCTION 15 Novembre 2007  0
Thriller américain (2007) de James Foley (Perfect stranger). Avec Halle Berry, Bruce Willis, Giovanni Ribisi. 109 min.
Les fenêtres ont des yeux.
Rowena (Halle Berry, une beauté naturelle), dotée d'un charme fou qui ne se voit rien refuser, est une journaliste d'investigation des plus culottées ayant le don de soutirer tout ce qu'elle désire entendre de ses interlocuteurs (trempant dans des affaires louches). Sous une fausse identité, elle va tenter de percer les raisons de la mort mystérieuse de son amie d'enfance qui entretenait une relation extra-conjugale avec le plus puissant publicitaire de New York, Harrison Hill (Bruce Willis), véritable homme à femmes... ! Attention, une femme peut en cacher une autre...

Dangereuse séduction - Bruce Willis et Halle Berry

Dans le même registre que "Basic instinct 2" dont il est légèrement supérieur (heureusement !), "Dangereuse séduction" se voudrait du même gabarit que certains films à suspense à l'épilogue inattendu (faisant s'écrouler comme un château de cartes tout ce qu'on croyait avoir vu jusqu'alors); mais n'est pas Keyser Söze qui veut (dans le prodigieux "Usual suspects") !!!  Avec ce dénouement invraisemblable, on a plus envie de pouffer de rire que de crier au génie, tellement c'est tiré par les cheveux ! L'exemple type du pur produit commercial que la présence du couple torride Halle Berry - Bruce Willis vient confirmer.

Dangereuse séduction - James Foley (réalisateur, au second plan), Giovanni Ribisi et Halle Berry

Beaucoup d'excitation pour pas grand chose, si ce n'est la sculpturale Halle Berry !

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 22:58
La Cité interdite - Bande-annonce 1 (Français)La Cité interdite - Bande-annonce 1 (Français)


LA CITE INTERDITE 13 Novembre 2007  6
Drame chinois (2006) de Zhang Yimou (Man cheng jin dai huang jin jia). Avec Gong Li, Chow Yun-Fat, Jay Chou. 114 min.
Cette "tragédie shakespearienne"  de l'esthète Zhang Yimou se contemple de la même manière qu'un tableau. Totalement jouissif !
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Zhang Yimou en met plein la vue pour reconquérir Gong Li, son ancienne muse et épouse. A part le couple mythique d'antan von Sternberg - Dietrich, la frustration était trop grande pour que ne cesse définitivement cette alchimie artistique unique ("Le sorgho rouge", "Epouses et concubines",...). Depuis leur dernière collaboration qui remonte à 1995 avec "Shanghai triad", chacun à sa manière a poursuivi son petit bonhomme de chemin : hormis entre autres une incursion dans l'univers de Wong Kar-Wai ("2046"), Gong Li a partagé l'affiche d'oeuvres non asiatiques ("Mémoires d'une geisha" de Marshall, "Miami Vice" de Mann et "Hannibal rising" de Webber) pendant que son ex-mentor s'essayait avec talent aux films de sabre ("Hero" et "Le secret des poignards volants").

Zhang Yimou
Après plus de dix ans, le duo magique se reforme pour le plaisir des yeux puisque cette fresque somptueuse a pour décor les quartiers privés de la Cité interdite du début du Xème siècle. Au retour de l'Empereur et du second de ses trois descendants (successeurs potentiels au trône), après trois ans de conquête effrénée, sa gracieuse épouse (Gong Li) mijote en secret sa propre rébellion...
La Cité interdite - Gong Li
Il y est question de soif de pouvoir, de complots et de meurtres au sein de la dynastie Tang. L'armée se dressera aux portes impériales qu'elle prendra d'assaut lors d'une bataille finale grandiose, au vu de l'intensité dramatique qui atteint là son paroxysme, surpassant celle du "Seigneur des anneaux : les deux tours". Du grand, du très grand, du très très grand art !    nti_bug_fck
Partager cet article
Repost0
12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 20:16
Un jour sur Terre - Bande-annonce 1 (Français)Un jour sur Terre - Bande-annonce 1 (Français)


UN JOUR SUR TERRE 13 Novembre 2007  4
Documentaire britannique (2007) de Alastair Fothergill et Mark Linfield (Earth). Avec Anggun (narratrice dans la v.f.); Patrick Stewart (narrateur dans la v.o.). 90 min.
Péril en la demeure...planétaire.
Après l'exposé scientifique (et rébarbatif) dressé au tableau noir par Al Gore, récemment nobélisé de la paix, sur le scénario catastrophe d'un point de vue écologique que devrait connaître notre planète bleue dans les prochaines décennies; la sensibilisation est traitée sous un tout autre angle. En balayant la Terre de l'Arctique jusqu'à l'Antarctique, tous les paysages naturels sont passés en revue.
Un jour sur Terre
Subissant indirectement les conséquences néfastes de l'action humaine, la faune et la flore de ces grands espaces essaient de survivre tant bien que mal. Plus incisif qu'un long discours, le constat est on ne peut plus clair; il est urgent d'agir (si ce n'est pas déjà trop tard) ! Les prises de vue aériennes "à la Yann Arthus-Bertrand" sont sensationnelles. Le duo de cinéastes de ce documentaire a dû faire preuve d'une patience inouïe pour traquer les différents comportements animaliers, dont les plus spectaculaires sont des scènes de chasse. Pour éviter que la plupart de ces splendides prédateurs ne finissent pas dans des musées, tels que l'ours polaire suite à la fonte excessive de la banquise, il est impératif que l'homme cesse d'être... un animal bien plus cruel en tant que destructeur. En tout cas, le message ne loupe pas sa cible émotive. Bien au contraire, il est reçu cinq sur cinq ! Il est temps de démontrer ce que signifie que nous sommes des êtres dotés d'une intelligence supérieure !    
Partager cet article
Repost0
12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 20:05
La Mort suspendue - Bande-annonce 1 (Français)La Mort suspendue - Bande-annonce 1 (Français)



LA MORT SUSPENDUE 12 Novembre 2007  3
Drame britannique (2003) de Kevin Macdonald (Touching the void). Avec Brendan Mackey, Nicholas Aaron. 106 min.
Critique publiée sur le site avoir-alire : le cinéma d'hier et d'aujourd'hui

La Mort suspendue
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 16:41
Raisons d'Etat - Bande-annonce 1 (Anglais sous-titré)Raisons d'Etat - Bande-annonce 1 (Anglais sous-titré)


RAISONS D'ETAT 8 Novembre 2007  6
Thriller américain (2006) de Robert De Niro (The good shepherd). Avec Matt Damon, Angelina Jolie, Robert De Niro. 167 min.
"Au service secret de sa nation". Chapeau bas maestro De Niro !
Robert De Niro est un paradoxe à lui tout seul : il est l'un des plus cités quand on évoque le meilleur acteur de tous les temps; à côté de cela, il est l'une des plus inaccessibles, si pas la plus secrète des célébrités du grand écran. Malheureusement depuis "Heat" de Michael Mann, De Niro tarde à retrouver le haut de l'affiche qui l'a fait entrer dans la légende du septième art. Après un passage prometteur de l'autre côté de la caméra pour "Il était une fois le Bronx", il offre à Matt Damon l'une de ses meilleures compositions dans un rôle où même sa femme ne connaît rien de son existence professionnelle ! Pas étonnant que ce projet ambitieux ait croisé sa route...
Raisons d'Etat - Robert De Niro et Matt Damon
Avec ce thriller paranoïaque, il se hisse parmi les plus grands réalisateurs jadis côtoyés (Scorsese, Coppola, Bertolucci, Kazan, Leone, De Palma,...). En effet, tant de perfection de la part d'un interprète au départ est tout bonnement ahurissante : sens du détail, direction millimétrée des comédiens (utilisés à contre-emploi), fluidité du récit dépourvu du moindre temps mort, mélange des genres, rebondissements permanents, progression qui requiert l'attention du spectateur (rien n'est laissé au hasard); son intelligence intuitive et son émotivité forcent le respect et l'admiration. Dans la mouvance de gauche actuelle (contre l'administration Bush) que nous assaillit le cinéma hollywoodien politiquement incorrect ("Jarhead", "Syriana", et bientôt "Dans la vallée d'Elah"), De Niro s'inscrit comme un pamphlétaire américain digne de ce nom. Tout à l'inverse du personnage magnifiquement campé par Matt Damon qui obéit scrupuleusement aux moindres ordres de ses supérieurs, tel un bon berger ("the good shepherd"), sans anticiper les répercussions dévastatrices et irréversibles qui l'attendent (aussi bien familiales que planétaires, vu l'importance de sa fonction ultérieure au sein de la CIA)...
Raisons d'Etat - Angelina Jolie et Matt Damon
Pour ce qui est du scénario, laissez-vous guider par le brio de De Niro. Assurément l'une des oeuvres les plus fortes de l'année.
Partager cet article
Repost0
6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 22:45
link : Est-ce que ça vous chatouille ou est-ce que ça vous gratouille ?

KNOCK 7 Novembre 2007  3
Comédie française (1950) de Guy Lefranc. Avec Louis Jouvet, Jean Brochard, Pierre Renoir. 98 min.
Le journal d'un médecin de campagne...charlatan.
1923, Saint-Maurice. Le docteur Parpalaid attend sur le quai de la gare son successeur. Puisque ses habitants sont des malades qui s'ignorent, il préfère délaisser son cabinet pour tenter sa chance ailleurs. Le "docteur" Knock prend place dans sa torpédo, apparemment indispensable pour l'exercice de cette profession. Heureusement qu'il le prévient car on a l'impression qu'ils y arriveraient plus vite à pied ! Sur le chemin, Parpalaid découvre que son "confrère" a appris le métier grâce à une mémoire infaillible de diverses posologies. Finalement, on est commercial dans l'âme ou on ne l'est pas... Se bousculant au portillon, le triomphe de son "fond de commerce" est au-delà de toutes les espérances (de vie !)...
Knock - Louis Jouvet
"Knock" de Jules Romain, surnommé à juste titre "Le triomphe de la médecine", est un petit bijou virulent sur un toubib malicieux et pernicieux qui trompera toute sa clientèle (son prédécesseur compris). Si cette nouvelle version de Guy Lefranc n'apporte rien de nouveau par rapport à la pièce de théâtre, elle mérite le détour pour la composition phénoménale de l'atypique Louis Jouvet (qui demeurera son dernier grand rôle avant sa disparition à l'âge de 63 ans). Avec la sévérité naturelle qui est la sienne, sa stature filiforme au regard autoritaire fait le reste pour imposer le respect et flouer ses malades imaginaires. Au fait; est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous gratouille !?          
Partager cet article
Repost0
6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 22:41
Hannibal Lecter : les origines du mal - Bande-annonce 1 (Anglais sous-titré)Hannibal Lecter : les origines du mal - Bande-annonce 1 (Anglais sous-titré)


HANNIBAL LECTER: LES ORIGINES DU MAL 6 Novembre 2007  1
Thriller britannique (2006) de Peter Webber (Hannibal rising). Avec Gaspard Ulliel, Gong Li, Rhys Ifans. 115 min.
Cannibal Holocaust.
Hannibal Lecter, le plus célèbre psychopathe fictif, est né de la plume magique du romancier américain Thomas Harris. Le premier roman de cette saga dantesque ("Dragon rouge") est adapté en 86 par Michael Mann ("Manhunter"), encore trop méconnu aujourd'hui alors que la perfection est presque totale. En 91, Jonathan Demme met en scène un pur chef-d'oeuvre, récompensé logiquement par les cinq Oscars les plus prisés (film, réalisateur, acteur, actrice, scénario). Anthony Hopkins est au sommet; son personnage d'Hannibal Lecter lui colle à la peau... Fort du succès cinématographique, Thomas Harris imagine une suite ("Hannibal") que Ridley Scott traduira fidèlement à l'écran, sans plus. L'intérêt du public permet à Brett Ratner de livrer sa propre version... avec "Dragon rouge", mais cette fois avec Hopkins pour la troisième et dernière fois (la qualité du film baisse encore d'un niveau; la coupe est pleine !). Mais l'aspect commercial semble primer, d'où l'idée (moins artistique que financière) de la part de Harris de pondre un préquelle qui clarifierait les origines du mal... remontant à son enfance ! En Europe de l'Est, durant la Seconde Guerre mondiale, une horde de bolchevistes affamée dévore sa petite soeur en sa présence. Plus de dix ans ont passé quand il décide de passer à l'action, avec la ferme intention de les tuer un par un... Hannibal Lecter "le cannibale" ne pouvait pas mieux porter son surnom !
Hannibal Lecter : les origines du mal - Gong Li et Gaspard Ulliel
Pourquoi vouloir à tout prix toujours tout expliquer ! Avec ce retour aux sources des plus gores, la beauté de l'art fait tant défaut (malgré quelques images splendides dues au réalisateur de "La jeune fille à la perle")... puisqu'on assiste à une vengeance sanglante sans queue... ni tête ! Tout le mythe Lecter s'écroule d'un seul coup (cou). Triste fin pour un début... qui nous laisse sur notre faim !         
Partager cet article
Repost0
6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 18:23
Mon meilleur ami - Bande-annonce 1 (Français)Mon meilleur ami - Bande-annonce 1 (Français)


MON MEILLEUR AMI 6 Novembre 2007  3
Comédie française (2006) de Patrice Leconte. Avec Daniel Auteuil, Dany Boon, Julie Gayet. 94 min.
Un pari où l'amitié n'a pas de prix.
Le précédent film de Patrice Leconte s'intitulait "Les bronzés 3. Amis pour la vie". Une bien belle maxime... encore faut-il en avoir !
Mon meilleur ami - Patrice Leconte (réalisateur)
Justement, ce n'est pas le cas de François (Daniel Auteuil), antiquaire, plus intéressé par la valeur marchande des objets d'art que par ses proches. Venant d'acquérir un vase hellénique (pour la modique somme de 200.000 euros !), son associée lui lance un pari : lui présenter son meilleur ami dans les dix jours, sinon adieu à son antiquité... Alors qu'un seul des doigts de la main lui suffirait bien largement pour les compter, il fait la connaissance (bien à propos) de Bruno (Dany Boon), un chauffeur de taxi jovial des plus communicatifs qui va l'initier à la règle des "trois s" (sympathie, sincérité, sourire)...
Mon meilleur ami - Dany Boon et Daniel Auteuil
Ce nouveau "tandem" masculin (succédant à Jean Rochefort et Gérard Jugnot) est croustillant grâce à une mise en scène des plus raffinées. De la même manière que "Confidences trop intimes" (que Leconte a "réécrit" pour les planches), le traitement est très théâtral malgré les décors naturels de la capitale française. Si Leconte use de certains raccourcis, dont le passage de Bruno au jeu "Qui veut gagner des millions ?", le scénario est bien ficelé avec son duo antagoniste que rien ne rapproche (dont un Daniel Auteuil, toujours impeccable, qui revient une fois de plus à ses premiers amours... la comédie). Et pourtant !
 
Partager cet article
Repost0