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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 22:45
Pusher - Extrait 1 (Suédois sous-titré)Pusher - Extrait 1 (Suédois sous-titré)

 

Pusher 2 - Extrait 1 (Suédois sous-titré)Pusher 2 - Extrait 1 (Suédois sous-titré)

 

Pusher III - Extrait 1 (Suédois sous-titré)Pusher III - Extrait 1 (Suédois sous-titré)



PUSHER I - II - III 2 - 3 Juillet 2007  7
Films (trilogie) policiers danois (2006) de Nicolas Winding Refn. Avec Kim Bodnia, Zlatko Buric, Mads Mikkelsen. Pusher: 105 min. - Du sang sur les mains: 96 min. - L'ange de la mort: 102 min. 
Requiem for a nightmare - Comment j'ai tué mon père - Les implications de mon héroïne (de fille)...
Il faudrait inventer un nouveau superlatif, plus fort que "chef-d’oeuvre", pour qualifier cette trilogie qui procure un électrochoc digne du "Décalogue" de Kieslowski. En effet, une frustration incommensurable nous envahit à la fin de chaque partie, car on voudrait qu’elle dure encore des heures entières. Seul fil conducteur de ces trois films autonomes (on peut les délecter dans l’ordre voulu), Milo, un chef de dealers serbe.

Pusher III - Zlatko Buric

Chaque opus reprend, dans le générique initial, ses cinq personnages principaux qui défilent sur un fond noir (représentatif de ce qu’ils ressentent). Le réalisateur danois Refn raconte chaque histoire, à travers le prisme projeté mentalement par le protagoniste essentiel (Frank, Tonny et Milo). Par cet habile procédé, on suffoque, on blêmit, on ressent leurs émotions dont une peur viscérale indescriptible, dans un Copenhague que la "Petite sirène" d’Andersen délaisserait pour le grand large de la Baltique. Le scénario est saisissant de vérité jusque dans les moindres détails; quant à la mise en scène, elle est à la hauteur des meilleurs Scorsese (et c’est peu dire !).
Le premier film suit, au quotidien, les déboires de deux "pushers" (revendeurs de drogue en anglais), Frank et Tonny, qui s’enfoncent de plus en plus dans une situation inextricable. En effet, Frank constate que la somme à rembourser à son fournisseur, Milo, devient astronomique. Et pour ne rien arranger à ses affaires, son temps lui est désormais compté...
Pusher
Dans le second ("Du sang sur les mains"), Tonny (Mads Mikkelsen, le "méchant" dans le dernier James Bond) sort de prison. C’est le temps des retrouvailles avec son père, garagiste frauduleux dans le trafic de voitures volées. Au lieu de recevoir l’amour qu’il attendait de son paternel, il se rend compte que celui-ci va l’utiliser dans ses combines foireuses. De plus, il apprend qu’à son tour, il serait papa. Face au désintérêt que lui porte son père, mais aussi à l’oppression qu’il lui fait subir, la tension va crescendo jusqu’au point de rupture fatal...

Pusher 2 - Mads Mikkelsen

Dans le dernier ("L’ange de la mort"), Milo prépare l’anniversaire de sa fille de 25 ans, à qui il n’a jamais rien su refuser. Ses hommes de main, souffrant de maux d’estomac (provoqués par les plats qu’il a confectionnés), le laissent dans l’obligation d’aller vérifier si sa cargaison d’héroïne est bien arrivée. Dépassé par les événements (l’anniversaire à gérer et ses affaires professionnelles qui virent au cauchemar), il va finir par péter les plombs, le tout se terminant dans un bain de sang... comme dans un abattoir ! Laissez-vous emporter par cette merveille qui ne dure que cinq heures et, vous serez sidérés de reconnaître que cette trilogie est plus forte que "Trainspotting" de Boyle, "Affliction" de Schrader (le scénariste de "Taxi driver") et "Les affranchis" de Scorsese réunis, avec l’ambiance glauque de "Bad lieutenant" de Ferrara. Du cinéma à l’état pur...

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 22:44
Les Mutants de l'espace - Bande-annonce 1 (Japonais sous-titré)Les Mutants de l'espace - Bande-annonce 1 (Japonais sous-titré)


LES MUTANTS DE L'ESPACE 3 Juillet 2007  3
Film d'animation américain (2001) de Bill Plympton (Mutant aliens). 83 min.

Critique publiée sur le site avoir-alire : le cinéma d'hier et d'aujourd'hui

Les Mutants de l'espace
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 23:10
Le Labyrinthe de Pan - Bande-annonce 2 (Espagnol sous-titré)Le Labyrinthe de Pan - Bande-annonce 2 (Espagnol sous-titré)


LE LABYRINTHE DE PAN 30 Juin 2007  7
Conte fantastique espagnol (2006) de Guillermo Del Toro (El laberinto del Fauno). Avec Ivana Baquero, Sergi Lopez, Doug Jones. 112 min.
Ofelia au pays des atrocités humaines.
C’est inconcevable ! Ce poème visuel, reparti bredouille de Cannes l’année dernière, aurait dû sans la moindre hésitation possible décrocher la Palme d’Or. Wong Kar-Wai et son jury, qui devaient piquer un somme pendant la projection ou qui étaient perdus dans un autre dédale, ont préféré "Le vent se lève", œuvre mineure dans la filmographie du très grand Ken Loach, aux "forces de la nature se lèvent"... contre une autre forme de fascisme.
Le Labyrinthe de Pan - Maribel Verdu et Ivana Baquero
En effet, l’Espagne de 1944 subit de plein fouet l’effet du franquisme. Ofelia et sa maman, enceinte de plusieurs mois, rejoignent, en pleine forêt, le camp retranché d’un capitaine cruel et sanguinaire (un Sergi Lopez déboussolant), qui est en fait le beau-père de la fillette. Alors que la guerre fait rage, Ofelia va préférer, face à la barbarie humaine, se perdre dans les tréfonds de son âme...
Le Labyrinthe de Pan - Doug Jones
Le grand rêveur, Guillermo Del Toro, à qui l’on doit aussi "L’échine du diable" (dont la trame est très semblable, si ce n’est que le côté féerique de "Pan" fait place au fantasmagorique), crie haut et fort que l’imagination est la seule échappatoire, face aux absurdités de notre monde, pour atténuer les souffrances humaines. On assiste à la rencontre d’Alice (l’héroïne de Lewis Carroll) et de la mythologie grecque puisque Pan, représenté avec des pieds de bouc et des cornes, est le dieu de la Nature. Ce conte, digne des frères Grimm, qui a germé pendant des années dans la tête de Del Toro, imagine une princesse qui rêvait d’un autre monde, sans mensonges ni douleur, qu’elle croyait être celui des humains...
Le Labyrinthe de Pan - Guillermo Del Toro (réalisateur)
Balivernes, elle va y mourir, mais son âme va être réincarnée dans un corps d’elfe... qui va croiser la route d’Ofelia. Laissez-vous enchanter par ce monde féerique...
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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 18:49

link : Bande-annonce en anglais
La Colline a des yeux 2
LA COLLINE A DES YEUX 2 29 Juin 2007  -1
Film d'horreur américain (1985) de Wes Craven (The hills have eyes, part II). Avec Tamara Stafford, Kevin Spirtas, John Bloom. 86 min.
Le ridicule ne tue pas, il n'y a pas mort d'homme !
Au loin, un des cannibales brille par sa présence... Mais il est préférable de ne pas le titiller, surtout celui-là... Et pourtant, vous étiez prévenus de passer votre chemin... en évitant de visionner cette suite indigeste ! D'autant plus que le désert est dangereux. Le psy de Bobby (seul survivant du précédent) lui conseille d'affronter ses peurs en retournant en terre hostile (très psychologue le garçon).

La Colline a des yeux - Michael Berryman

Wes Craven qui est un des maîtres de l'horreur, re...connu du grand public depuis sa trilogie de "Scream", n'aurait pas dû accoucher d'une suite... Au lieu de créer une tension malsaine, on assiste à un spectacle ridicule avec ses "méchants" complètement hilarants.

Wes Craven - Red eye / sous haute pression

N'ayant malheureusement pas encore vu le premier numéro de Craven, je ne peux que vous recommander le remake réalisé de main de maître (d'horreur) par Alexandre Aja.

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 18:42
Par effraction - Bande-annonce 1 (Anglais sous-titré)Par effraction - Bande-annonce 1 (Anglais sous-titré)


PAR EFFRACTION 29 Juin 2007  2
Drame américain (2006) de Anthony Minghella (Breaking and entering). Avec Jude Law, Juliette Binoche, Robin Wright Penn. 119 min.
Par compassion.
Le dernier Anthony Minghella plonge son nouveau "couple" dans un bain multiculturel. Après les Etats-Unis en pleine Guerre de Sécession dans "Cold Mountain", l’action de "Par effraction" se déroule dans le Londres actuel, ville cosmopolite où les problèmes ethniques sont le lot quotidien de ses habitants de "pure souche".
Par effraction - Jude Law et Anthony Minghella (réalisateur)
Le nouveau cabinet d’architectes de Will (Jude Law) et de son associé Sandy est la proie de vols à répétition. Après des soupçons injustifiés sur le personnel de nettoyage, Will prend sur le fait un jeune adolescent d’origine serbo-bosniaque. Il se rencontre qu’il l’a croisé, quelques jours auparavant, avec sa maman (Juliette Binoche). Connaissant des problèmes passagers avec sa compagne (Robin Wright Penn), Will va l’épargner pour mieux se rapprocher de cette jolie femme.
Par effraction - Jude Law et Juliette Binoche
Même si précédemment, Minghella a démontré qu'il était un très bon réalisateur, par sa manière subtile et esthétique d'adapter un roman ("Le patient anglais") ou un classique du cinéma ("Le talentueux Mr. Ripley"), mais aussi par son talent de directeur d'acteurs (malgré le fait qu'ils sont déjà reconnus de la profession); force est de constater que la déception est au rendez-vous tant ce film est truffé de stéréotypes, gros comme des maisons (normal puisqu'il y est question d'un architecte). Il est évident que "Par effraction", qui montre un Londres trop clinquant, souffre de la comparaison avec "Dirty pretty things" de Stephen Frears qui traite aussi des questions raciales, mais de façon ingénieuse et surtout très réaliste. Reste le bonheur procuré par le jeu sans fausse note de Jude Law et de Juliette Binoche, qui tournent de nouveau sous la direction de Minghella.
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 21:07

link : Emission de cinéma en portugais sur le cinéaste

CONTE DE PRINTEMPS 28 Juin 2007  2
Comédie dramatique française (1990) de Eric Rohmer. Avec Anne Teyssedre, Florence Darel, Hugues Quester. 112 min.
La nouvelle Eve.
En l’absence de son compagnon, Jeanne, professeur de philo dans un lycée, va faire la connaissance de Natacha, dont le père entretient une relation avec Eve, de l’âge de sa jeune fille. Et si Igor parvenait à faire chavirer le coeur de cette jeune philosophe...

Conte de printemps - Florence Darel, Hugues Quester et Anne Teyssèdre

Premier volet des contes des quatre saisons de l’original Eric Rohmer, son "Conte de printemps" n’atteint pas les qualités estivales et automnales ! Le grand réalisateur français démontre que la vie est faite d’une kyrielle de malentendus qui naissent de l’interprétation que chacun veut bien en faire.

Eric Rohmer

Même si, de temps en temps, son film souffre d’un jeu trop théâtral, à tel point qu’on perçoit les comédiens en train de réciter leur texte; il n’en reste pas moins un marivaudage des plus plaisants, sorte d’art délicat de la séduction. Comme toujours ses dialogues sont fins et très percutants sur l’impact indispensable de la philosophie dans notre vie de tous les jours. Un film agréable mais mineur pour tout amateur du cinéma rohmérien.

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 21:01
Déjà vu - Bande-annonce 2 (Anglais sous-titré)Déjà vu - Bande-annonce 2 (Anglais sous-titré)



DEJA VU 26 Juin 2007  -1
Thriller américain (2006) de Tony Scott (Deja vu). Avec Denzel Washington, Jim Caviezel, Paula Patton. 130 min.
...moins pire de la part du duo Jerry Bruckheimer - Tony Scott !

Sans avoir le talent visuel de son aîné de frère Ridley, Tony Scott n’en reste pas moins un bon faiseur d’images, mais trop tourné vers les tiroirs-caisses de l’industrie cinématographique. Ce n’est pas le producteur vénal Jerry Bruckheimer qui viendra me contredire. Autant son remake de "Man on fire", avec déjà Denzel Washington, était un régal pour les yeux, autant celui-ci est d’un ennui total. Le problème principal réside dans l’incohérence de son histoire. Soyons lucide, le "scénariste" Terry Rossio, qui a accouché des triplés "Pirates des Caraïbes", ferait mieux de retourner sur son île aux forbans...

Déjà vu - Tony Scott et Denzel Washington

Le procédé technologique, qui permet de revivre le passé en temps réel (vous me suivez toujours car, à côté du film, c’est d’une simplicité enfantine...), fait allusion à l’anticipation utilisée magistralement dans "Minority report", du romancier avant-gardiste Philip K. Dick (peut-être que Rossio ne sait pas qui il est). Et Val Kilmer, souvent mieux inspiré, qui semble parachuté de son "F-14 Tomcat" de "Top Gun". Quoi qu’il en soit, le très tendance Tony Scott, qui irrite avec ses ralentis prétentieux du générique, ferait mieux de moins se péter les neurones (dans tous les sens du terme) pour ne pas reproduire, une troisième fois d’affilé, une tombée monumentale de dominos... Peut-être en étant mieux entouré... mais n’est-ce pas du "déjà-vu" (en français comme en anglais) ?!     

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 23:12
Les Amitiés maléfiques - Bande-annonce 1 (Français)Les Amitiés maléfiques - Bande-annonce 1 (Français)


LES AMITIES MALEFIQUES 24 Juin 2007  2
Drame français (2006) de Emmanuel Bourdieu. Avec Malik Zidi, Thibault Vinçon, Natacha Régnier. 100 min.
Tous les romans d'Ellroy mènent en Amérique !
Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes en 2006, "Les amitiés maléfiques" est le deuxième film de Emmanuel Bourdieu. De plus, l'acteur Malik Zidi a reçu le César du meilleur espoir masculin de 2006.
Les Amitiés maléfiques - Emmanuel Bourdieu (réalisateur) et Natacha Régnier
A l’Université René Descartes, trois jeunes hommes vont se lier d’amitié. Alexandre, un futur jeune comédien insouciant, et Eloi, le fils d’une romancière (Dominique Blanc), à la plume bien aiguisée comme sa mère, sont sous le charme d’André, à l’influence aussi néfaste que Satan. Ils ne vont pas se rendre compte directement que leur naïveté (somme toute logique pour leur jeune âge) va leur réserver les pires surprises.
Les Amitiés maléfiques - Malik Zidi et Thibault Vinçon
Malgré la très juste interprétation de ses trois jeunes acteurs, ce film pseudo-intellectuel, à la façon du cinéma de Arnaud Desplechin (sans en atteindre ses qualités), a un côté très pédant comme le public parisien l’aime tant. D’autant plus qu’il disserte sur la nécessité de l’écriture, et plus particulièrement de la critique littéraire, dans notre existence. Je ne vais pas me gêner pour prouver que la critique des "Amitiés maléfiques" est indispensable pour que son jeune réalisateur ne se prenne pas trop vite la grosse tête.
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 00:48
El Aura - Bande-annonce 1 (Espagnol sous-titré)El Aura - Bande-annonce 1 (Espagnol sous-titré)


EL AURA 22 Juin 2007  5
Thriller argentin (2005) de Fabian Bielinsky. Avec Ricardo Darin, Dolores Fonzi, Pablo Cedron. 132 min.
The deer hunter.
Ce sera le deuxième et dernier film d'un cinéaste très prometteur parti beaucoup trop vite (à la suite d'un infarctus). De nouveau, Bielinsky décrit un microcosme duquel tentent de s'échapper ses protagonistes grâce à une imagination sans bornes. Elle est due au besoin de vouloir fuir la dure réalité que vit le peuple argentin depuis le chaos économique. Dans "Les neuf reines", deux comparses essayaient de s'enrichir par l'entremise de neuf timbres excessivement prisés.
El Aura - Ricardo Darin et Fabián Bielinsky (réalisateur)
Dans "El aura", Esteban, un taxidermiste survivant tant bien que mal, a préparé scrupuleusement le coup du siècle en tentant de dévaliser le fourgon alimenté par les fonds du casino. C'est maintenant ou jamais, car celui-ci va fermer dans les jours qui viennent (la crise économique en est probablement la cause). Il va être propulsé, malgré lui, par un concours de circonstances qui débute, pendant une partie de chasse, avec la mort fortuite d'un homme également concerné par ce hold-up. Cet instant où soudain tout change est "el aura" du titre que connaît Esteban lors de ses crises épileptiques. Ce voyage au bout de l'enfer qui fait escale à l'Eden (un établissement suspect) va lui permettre de faire la connaissance de la jeune femme de sa malheureuse victime (prénommée Diana, comme la déesse de la chasse).
El Aura - Ricardo Darin
Et si la morale "immorale" de ce thriller social était que tout être humain a besoin de rêver pour s'évader du train-train quotidien.
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 20:08
Mémoires de nos pères - Bande-annonce 3 (Anglais sous-titré)Mémoires de nos pères - Bande-annonce 3 (Anglais sous-titré)


MEMOIRES DE NOS PERES 20 Juin 2007  3
Film de guerre américain (2006) de Clint Eastwood (Flags of our fathers). Avec Ryan Phillippe, Adam Beach, Neal McDonough. 132 min.
Les porte-drapeaux d'Iwo Jima.
Comme pour "Sur la route de Madison", Clint Eastwood rend hommage aux individus qui ont vécu une histoire bouleversante mais oblitérée jusqu’au moment où la faucille se met en marche. Elle est vue à travers les yeux d’un des enfants (dans "Sur la route de Madison", c’était la fille et le fils du personnage interprété par Meryl Streep). Ici, il s’agit du fils du soldat infirmier Bradley qui est d’ailleurs l’auteur du roman dont est tiré ce film. Avec son nouveau scénariste Paul Haggis (depuis "Million dollar baby"), Eastwood a eu l’idée de génie (ce qu’il est !) de relater l’histoire qui se cachait derrière une photo, devenue célèbre de par le monde. Elle représente les six hommes qui ont hissé la bannière étoilée sur le mont Suribachi de l’île volcanique d’Iwo Jima, perdue en plein Pacifique.
Mémoires de nos pères
Dans un style, dans tous les sens du terme, très proche de celui de "Saving private Ryan" (la présence de Spielberg en tant que producteur n’y est pas étrangère), Eastwood nous livre sa vision perçue par les GI’s lors du point d’orgue du conflit américano-japonais. Il a d’ailleurs mis en scène son côté face, ressenti par les Japonais, dans "Lettres d’Iwo Jima".
Mémoires de nos pères - Clint Eastwood (réalisateur) sur le tournage
Pour préserver les spectateurs de tout jugement ultérieur ( lors de la vision du deuxième volet), Eastwood (très astucieusement) ne montre à aucun moment l'"ennemi" japonais. Au final, le message semble plus limpide que du saké puisqu'il rend hommage à tous les héros malgré eux, toutes nations confondues, de cette absurdité totale qu'est la guerre. Ces héros qui sont de simples gens créés, de toutes pièces, pour endormir les foules de toute cette mascarade.
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