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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 16:37

Dans l'ombre de Mary - La promesse de Walt Disney

DANS L'OMBRE DE MARY - LA PROMESSE DE WALT DISNEY 9 Février 2014  4

125 min.

Supercalifragilisticexpialidocious ! Si ce mot est un vrai calvaire pour les palets chatouilleux, il ne le sera absolument pas pour les yeux curieux ; et encore moins pour les aficionados de la première heure de MARY POPPINS, pur chef d’œuvre des studios Disney sorti un demi-siècle plus tôt. Car effectivement, le Mr. Banks qu’il faut sauver correspond bien au fameux banquier qui, avec son épouse, engagera une nouvelle nounou pour s’occuper de ses deux enfants, Jane et Michael. Comme HITCHCOCK avant lui, ce biopic tente de lever le voile sur une autre œuvre marquante du septième art. À la grande différence que, cette fois-ci, la magie (et Mary Poppins n’y est pour rien !) opère d’emblée lorsque retentit une version totalement déchirante de "Chim Chim Cher-ee", où la voix de Travers Robert Goff (Colin Farrell) continue de résonner dans la tête de sa fille adorée (P. L. Travers, à savoir l’auteure de Mary Poppins, jouée par Emma Thompson), qui se remémore avec nostalgie les instants de bonheur passés à ses côtés. En mêlant astucieusement passé et présent, le spectateur se retrouve au cœur du processus créatif puisqu’il assiste à l’ébauche de ce grand classique de la littérature jeunesse. On découvre ainsi que Mr. Banks est en fait l’alter ego fictif de son père, ou encore qu’elle s’est inspirée de sa tante pour créer le personnage farfelu de Mary Poppins. Parallèlement à cela s’ajoute l’écriture du scénario, ainsi que la composition des différentes chansons inoubliables par les frères Sherman, dans le mythique studio de Walt Disney (un Tom Hanks toujours aussi étonnant); lesquelles ne devraient pas laisser indifférents les plus cinéphiles, et ce malgré un final un peu trop tire-larmes lors de la première du film au Grauman’s Chinese Theatre de Los Angeles.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 13:03
01:32

Gloria

GLORIA 4 Février 2014  4

110 min.

GLORIA ; on pense bien évidemment à la sublime Gena Rowlands dans le film éponyme couronné d’un Lion d’or à la Mostra de Venise en 1980. Le titre fait immanquablement référence à la "femme sous influence" sous la houlette de son mari John Cassavetes, le maître du cinéma indépendant américain. Ici, Gloria a les traits d’une Chilienne qui arrive à l’aube de la soixantaine, sosie troublant d’un certain Dustin Hoffman... en TOOTSIE, ne fut-ce qu’en raison de la monture imposante de ses lunettes. Divorcée depuis plus de dix ans, mère de deux enfants, grand-mère (eh oui ! Elle vieillit !), Gloria cherche désespérément l’âme sœur pour ne pas finir ses jours seule. Pour mettre toutes les chances de son côté, elle se trémousse chaque week-end sur du disco, jusqu’au jour où elle tombe sur Rodolfo, divorcé comme elle et père de deux grandes filles. Sera-ce le nouveau départ tant attendu ??? Pour son quatrième long métrage, Sebastián Lelio dresse un formidable portrait de femme qui doit énormément à la performance terriblement touchante, sans la moindre fausse note, de Paulina García, véritable star au Chili. Wong Kar-Wai et son jury ne s’y sont pas trompés en lui décernant un prix d’interprétation amplement mérité lors de la Berlinale 2013. Histoire de convaincre les plus récalcitrants d’y aller, on dira que c’est un peu ENOUGH SAID, avec le regretté James Gandolfini, mais en mieux...

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 18:16
La Femme du ferrailleur

LA FEMME DU FERRAILLEUR 10 Janvier 2014  6

75 min.

Ces derniers temps, les semaines se suivent et se ressemblent, avec en toile de fond le festival de Berlin 2013 (alors que la nouvelle édition se tient en ce moment même dans la capitale allemande) : après CHILD’S POSE (lauréat de l’Ours d’or) et GLORIA (prix d’interprétation féminine) qui est attendu pour le 19 février (on vous en reparle déjà dans le prochain numéro) ; voici que le dernier Danis Tanović déboule sur nos écrans, auréolé de ses deux récompenses entièrement méritées (Grand prix du jury et meilleur acteur). Leur point commun à tous les trois tient au fait qu’ils jouissent d’une mise en scène sans fioriture et collant au plus près de la réalité qu’ils sont censés représenter ; aux antipodes du style excessif d’Emir Kusturica, l’autre enfant du pays ! Rarement (ou presque ?!) le réalisme au cinéma n’avait atteint pareil degré de véracité. Pour faire revivre cette "true story", le réalisateur bosniaque d’adoption belge prouve à qui veut l’entendre que le pognon n’est pas la condition sine qua non pour mettre sur pied un putain de bon film. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un tournage bouclé en à peine 9 jours, 30.000 euros dépensés en tout et pour tout, une ou deux prises maximum pour s’approcher le plus possible de la vérité, et des comédiens exclusivement non professionnels (comme dans CESARE DEVE MORIRE, Ours d’or également, tiens, tiens...) qui jouent leur propre rôle à l’écran (à l’exception du médecin subordonné qui n’est autre qu’un ami du cinéaste). Jamais auparavant, la précarité n’avait été abordée avec autant de finesse et de façon aussi prenante, n’excluant aucunement des sentiments nobles tels que le dévouement, la dignité et l’entraide, que du contraire ! Au point que le héros (malgré lui) de cette histoire simple en vient à regretter la période lors de laquelle, selon ses propres dires, le pays était plongé dans une guerre ethnique sans précédent. C’est dire qu’avec deux fois rien à sa disposition, Danis Tanović réussit à réitérer le coup magistral et inespéré que fut NO MAN’S LAND en son temps !

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 17:50

Mère et fils

MERE ET FILS 30 Décembre 2013  5

112 min.

Au menu de ce mercredi foisonnant à souhait, tant qualitativement que quantitativement (c’est suffisamment rare pour être souligné), les cinéphiles les plus ardus trouveront leur bonheur grâce à cette nouvelle perle, made in Romania, dont le titre original fort subtil a été ridiculement traduit en français par "MÈRE ET FILS"... Méritoirement couronné l’année dernière de l’Ours d’or à la Berlinale, on ne peut que se féliciter de voir CHILD’S POSE débarquer sur nos écrans (étonnamment, la veille de la 64ème édition dudit festival) ; surtout quand on sait que d’autres films, ALL IS LOST étant l’exemple le plus marquant dernièrement, n’ont toujours pas de date de sortie annoncée chez nous ! Cela fait plus ou moins dix ans que le cinéma des Carpates post-Ceausescu pète la forme avec, en point d’orgue, la Palme d’or remise en 2007 à 4 MONTHS, 3 WEEKS AND 2 DAYS de Cristian Mungiu. À l’instar des productions de son lointain cousin sud-coréen, cette troisième réalisation de Calin Peter Netzer, coécrit avec Răzvan Rădulescu (à qui l’on doit entre autres THE DEATH OF MR. LAZARESCU ou l’excellent BOOGIE), se veut une radioscopie sans concession d’un pays gangréné jusqu’à la moelle par la corruption ; dès lors que l’argent détenu par les nouveaux riches leur permet de surmonter tous les obstacles qui se dressent sur leur route (c’est le cas de le dire !), en ayant recours à de nombreux pots-de-vin quel qu’en soit le prix... Dans le même registre de la lutte des classes évoluant en Europe postcommuniste, on pense bien évidemment à ELENA du Russe Andreï Zviaguintsev. De tous les plans, la comédienne Luminita Gheorghiu irradie l’écran de sa présence marquée du sceau de l’ambiguïté : à la fois tyrannique, par son statut social, mais aussi fragile face à son fils adulte sur lequel elle n’exerce plus la moindre emprise, elle est tout bonnement prodigieuse de justesse. Ce portrait saisissant de la Roumanie contemporaine se clôt sur un final aussi inattendu que bouleversant. Bref, on tient là une œuvre majeure et indispensable.

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 22:29
02:27

12 Years A Slave

12 YEARS A SLAVE 28 Décembre 2013  6

133 min.

Critique publiée sur KWEB - Le Mag#21

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 22:57

MARINA 22 Octobre 2013  2

100 min.

 

Pour ceux qui suivent le parcours de Stijn Coninx de près, MARINA apparaît comme la parfaite synthèse de ce à quoi il nous a habitués depuis ses tout débuts. Quelques années avant la reconnaissance internationale, rendue possible avec la nomination de DAENS aux Oscar (dans la catégorie meilleur film étranger), Stijn Coninx fait figure d’exception culturelle dans le paysage cinématographique flamand ; aidé, il est vrai, par le trublion Urbanus. Leurs deux uniques collaborations (HECTOR et KOKO FLANEL) sont d’énormes succès commerciaux puisqu’ils trônent en tête du box-office des productions 100 % «blanc bleu belge» (seul LOFT d’Erik Van Looy, sorti en 2009, peut se vanter d’avoir fait mieux dans les salles obscures de notre royaume), dont la réalisation n’a d’autre prétention que de faire rire le public ! Cet humour, manquant souvent de finesse psychologique, se révèle cette fois un antidote idéal contre la morosité faisant partie intégrante du quotidien d’une famille italienne ayant fui sa terre natale (la Calabre) pour les mines de charbon du Limbourg. Mais à la différence du brillant biopic consacré à l’abbé Daens, ce dernier étant fortement sensibilisé par les conditions de travail désastreuses de la classe ouvrière, MARINA traite superficiellement du sort peu enviable de ces milliers de migrants italiens devenus mineurs du jour au lendemain dans les charbonnages belges. Ici, c’est surtout la relation père / fils qui vaut son pesant d’or, aussi réaliste que touchante grâce au toujours très juste Luigi Lo Cascio (inoubliable dans I CENTO PASSI et LA MEGLIO GIOVENTÙ), malgré un final un rien trop larmoyant. À nouveau, le réalisateur belge se concentre sur le destin hors du commun de gens simples qui auront marqué le milieu de la chanson le temps d’un tube au refrain mille fois entendus (Dominique, nique, nique... ; et, Marina, Marina, Marina...). Construit de manière terriblement classique et linéaire, à l’instar de «sa grande» SŒUR SOURIRE, il ne réserve aucune réelle surprise dans sa progression dramatique cousue de fil blanc. Quoi qu’il en soit, MARINA s’annonce d’ores et déjà comme un véritable carton en Flandre. À bon entendeur...

Anecdote : Le film doit son nom au hit de Rocco Granata, dépassant le million de 45 tours vendus en Allemagne ; à tel point que Dalida l’a d’ailleurs repris la même année en français.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:38
02:23

Planes

PLANES 5 Octobre 2013  1

92 min.

Critique publiée sur KWEB - Le Mag#20

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 22:29
01:34

La Tendresse

LA TENDRESSE 2 Octobre 2013  2

78 min.

Critique publiée sur KWEB - Le Mag#20

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 23:11

FIFF 2013

Le lancement du FIFF publié sur KWEB - Le Mag#19

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 22:42

PAOLO SORRENTINO
"Paolo Sorrentino : Portrait" publié sur KWEB - Le Mag#19

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