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Bienvenue sur Sunset Boulevard. Cette célèbre artère de L.A. est le titre éponyme d'un de mes films préférés... C'est aussi le monde onirique sublimé dans "Mulholland Drive" de David Lynch, qui au passage rend hommage à Billy Wilder. Comme dans le générique hypnotique de "Lost Highway", venez vous perdre dans mon microcosme dédié au 7ème art...

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MA MERE

Ma mère - Bande-annonce 1 (Français)Ma mère - Bande-annonce 1 (Français)


MA MERE 31 Juillet 2007  2
Drame français (2004) de Christophe Honoré. Avec Isabelle Huppert, Louis Garrel, Emma de Caunes. 110 min.
Les péchés de la chair.
La deuxième réalisation de Christophe Honoré ("Dans Paris", "Les chansons d'amour") sent le soufre. Comme "17 fois Cécile Cassard", "Ma mère" déroute par son style innovateur, tellement propre à la nouvelle génération de jeunes cinéastes français. En s'accaparant les droits d'auteur du roman éponyme de Georges Bataille, il s'autorise une oeuvre polémique qui, au moins, a le mérite de ne pas laisser indifférent. La fougue de son jeune âge et la prétention de l'inexpérience sont la marque de fabrique d'un artiste, en devenir, qui veut faire parler de lui. Il a prouvé depuis, avec ses deux films suivants, qu'il faudra, à l'avenir, compter avec lui ! Revenons à "Ma mère", Hélène (Isabelle Huppert), celle de Pierre (Louis Garrel) qui apprend, sous le soleil rayonnant des Canaries, la mort inopinée de son père alors qu'il passe des vacances dans sa propriété paradisiaque et... interdite. C'est le décor idéal pour qu'elle l'initie à sa sexualité naissante. Sa folie exacerbée le pousse dans les bras de Hansi (Joana Preiss), puis dans ceux de la jeune Réa (Emma de Caunes)... avant que ce ne soit dans les siens, avec l'espoir qu'il aura acquis une certaine dextérité corporelle. Mais quel est le but profond de ce dessein incestueux ?
Ma mère - Isabelle Huppert et Joana Preiss
Comme toujours chez Honoré, la sexualité, ici poussée à son extrême, côtoie la mort. Le jeune Louis Garrel, fascinant dans sa démesure, quitte l'innocence de la jeunesse pour la dureté de l'âge adulte avec toutes ses perversités. Cette sexualité brute est dérangeante, d'autant plus qu'elle est associée, pour ce novice, à une innocence qui lorgne du côté d'un certain mysticisme, antinomique au sexe pratiqué. A cet égard, le recueillement méditatif de Pierre dans le désert, accompagné de l'Agnus Dei, évoque incontestablement celui de Jésus lors de son errance de quarante jours dans ce même lieu. Isabelle Huppert, dans une composition excessivement déconcertante, prononcera ces ultimes paroles à son fils... avant l'irréversible: "Tu sais le mal n'est pas de faire ce que nous allons faire. Le mal est de vouloir et survivre...". Pour le coup, honorons Dieu, mais pas cet hérésiarque d'Honoré !
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