Bienvenue sur Sunset Boulevard. Cette célèbre artère de L.A. est le titre éponyme d'un de mes films préférés... C'est aussi le monde onirique sublimé dans "Mulholland Drive" de David Lynch, qui au passage rend hommage à Billy Wilder. Comme dans le générique hypnotique de "Lost Highway", venez vous perdre dans mon microcosme dédié au 7ème art...
Par seb-schreurs
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ARTHUR ET LES MINIMOYS 5 Août 2007 0
Film d'animation français (2006) de Luc Besson. Avec Freddie Highmore, Mia Farrow, Mylène Farmer (la voix). 103 min.
M le maudit terrorise Minipolis !
Luc Besson avait juré que "Jeanne d'Arc" serait son dernier bébé en tant que réalisateur. Et pourtant, il remet la couche-culotte après le médiocre "Angel-A". Le "golden boy" du cinéma français, adulé de la jeune génération, change de cible, avec ce joujou spécialement conçu pour les bambins en culottes courtes. Dans 48 heures (montre en main), Arthur et sa grand-mère (Mia Farrow) seront expulsés de leur habitation du Connecticut, par un agent immobilier des plus véreux. Leur seul espoir est la découverte d'un trésor ramené d'Afrique par l'aïeul, mystérieusement disparu depuis, et gardé avec grand soin par M le maudit, le pire ennemi des Minimoys. Une course folle contre le chrono débute pour Arthur, haut comme une tête d'épingle... pour subtiliser cette pierre précieuse. Forcément, tout rentrera dans l'ordre puisqu'ils le payeront rubis sur l'ongle !
Il est indéniable que Besson est dans son élément, avec ce pur produit de marketing qui privilégie les prouesses techniques aux dépens d'un récit des plus simplets (ça devient une habitude chez lui !). En effet, depuis qu'il a créé sa propre société de production ("Europa"), Besson est moins obnubilé par la création artistique que par l'intérêt, purement et simplement, mercantile.
"Arthur et les Minimoys" s'inscrit parfaitement dans ce constat de modifier l'industrie cinématographique en jackpot... aux antipodes, dans le même style, de l'artisanal "Dark crystal" de Jim Henson et Frank Oz. Luc Besson, qui ne supporte pas les avis négatifs, ne pourra plus affirmer que "l'art est difficile et la critique facile", à partir du moment où le sien nous habitue, désormais, à rimer avec nanar...
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