Bienvenue sur Sunset Boulevard. Cette célèbre artère de L.A. est le titre éponyme d'un de mes films préférés... C'est aussi le monde onirique sublimé dans "Mulholland Drive" de David Lynch, qui au passage rend hommage à Billy Wilder. Comme dans le générique hypnotique de "Lost Highway", venez vous perdre dans mon microcosme dédié au 7ème art...
Par seb-schreurs
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LE DERNIER ROI D'ECOSSE 4 Novembre 2007 6
Drame britannique (2006) de Kevin Macdonald (The last king of Scotland). Avec Forest Whitaker, James McAvoy, Gillian Anderson. 125 min.
Par des hasards malencontreux, il se retrouve aux premières loges de la dictature ougandaise.
Ecosse, 1970. Tout juste son diplôme de médecin en poche, Nicholas Garrigan (James McAvoy) prend son sort en main (afin d'éviter de se calquer sur le parcours trop carriériste suivi par son père)... en posant son doigt sur l'Ouganda (qui stoppe la rotation de la mappemonde). A peine a-t-il débarqué sur le sol africain qu'il assiste à la prise de pouvoir manu militari d'Idi Amin Baba, renversant le gouvernement démocratique du président Obote. Le jour même, il rejoint l'effectif dérisoire du dispensaire de Mgambo, dont le docteur David Merrit et son épouse Sarah (la très belle Gillian Anderson). Un concours de circonstances le met en présence du nouveau dirigeant ougandais, dont il devient rapidement le plus proche conseiller. L'engrenage, dans lequel il va s'enfoncer de plus en plus, s'est mis en marche. Malgré les conseils pertinents de Sarah, la candeur de son jeune âge le convainc du contraire...
Comme le bouleversant "Hôtel Rwanda", cette nouvelle perle sur le continent noir est due au savoir-faire d'un réalisateur britannique, Kevin MacDonald (peut-être que le passé peu glorieux de cette nation colonisatrice en est la principale raison). Forest Whitaker est phénoménal dans la peau du dictateur, responsable de la mort d'environ 300.000 Ougandais, passant de la sympathie au pire sadisme en un éclair de seconde (l'Académie des Oscars ne s'y est pas trompée en lui décernant la statuette du meilleur acteur).
Le génie de MacDonald est de nous faire ressentir tout ce que vit viscéralement le jeune toubib. Un coup d'éclat à la mécanique magistrale qu'on n'est pas prêt d'oublier d'aussitôt.
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