Après 5 ans de censure chinoise, depuis son
Une jeunesse chinoise (2006), Lou Ye n’avait plus tourné officiellement de film de nationalité chinoise. Aujourd’hui, toujours attaché à la France qui coproduit, le réalisateur de
Love and bruises revient à Cannes avec une coproduction entre son pays d’origine et celui d’adoption, la France.
En 2009, Lou Ye était reparti avec le prix du scénario sous le bras pour
Nuit d’ivresse printanière, film confus et dispensable. À l’opposé d’
Après la bataille que nous n’avons pas vraiment apprécié et dont on doute de la légitimité en compèt’, on regrette que
Mystery ne concourt pas pour la Palme d’Or. Plus encore que son opus précédent, ce dernier nécessite énormément d’efforts de la part du spectateur afin de ne pas s’égarer parmi les différents intervenants principaux à la ressemblance frappante. Une marque de fabrique du cinéaste qui ne caresse pas le spectateur occidental dans le sens du poil. Une fois ce cap passé, le plaisir d’immersion est total et l’on va de surprise en surprise. Lou Ye est autant convaincant sur le fond, grâce aux rebondissements successifs autour d’une histoire de double vie d’un époux adultère, que sur la forme (directement reconnaissable, avec une propension à l’image esthétique sublime). Une nouvelle vision de
Mystery (qui ne pouvait pas mieux porter son titre), dans la foulée immédiate, y gagnerait assurément en intensité. Le premier coup de cœur de cette 65ème édition !