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Bienvenue sur Sunset Boulevard. Cette célèbre artère de L.A. est le titre éponyme d'un de mes films préférés... C'est aussi le monde onirique sublimé dans "Mulholland Drive" de David Lynch, qui au passage rend hommage à Billy Wilder. Comme dans le générique hypnotique de "Lost Highway", venez vous perdre dans mon microcosme dédié au 7ème art...

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BOIRE ET DEBOIRES

BOIRE ET DEBOIRES 8 Octobre 2007  5
Comédie américaine (1987) de Blake Edwards (Blind date). Avec Bruce Willis, Kim Basinger, John Larroquette. 96 min.
Diamant ou bijou de pacotille sous les draps ?!
Digne successeur de Billy Wilder, l'humour acerbe de Blake Edwards fait une nouvelle fois mouche. Après le passage par la comédie romantique avec l'éternel "Diamants sur canapé", la comédie loufoque et absurde avec "La party", la saga de "La panthère rose" aux accents british mettant en scène l'inspecteur français Clouseau (Peter Sellers), la comédie "travestie" avec "Victor/Victoria"; le mari à la ville de Julie "Mary Poppins" Andrews réalise, à partir de la fin des années 70, des comédies jubilatoires qui tournent en dérision "l'American way of life" dont "Elle", "Dans la peau d'une blonde" et, juste avant celui-ci, "Boire et déboires".

Si apparemment Walter (Bruce Willis, dans son premier rôle au cinéma) n'a pas de soucis matériels (il a un bon poste dans le monde de la finance), côté coeur c'est le point mort ! Un rapprochement économique avec les Japonais, l'oblige à dénicher l'âme soeur pour le dîner donné en l'honneur de leur nouveau partenaire professionnel, dirigé par Monsieur Yakamoto (accompagné de sa geisha de femme). Sept secondes de réflexion lui suffisent pour sauver les apparences en débarquant en charmante compagnie... bras dessus, bras dessous avec la splendide Nadia (Kim Basinger, qui rappelle une certaine Marilyn Monroe). Par contre, il a omis que la moindre goutte d'alcool transforme sa potiche en catastrophe ambulante...

Même si certaines situations frisent le ridicule, Blake Edwards a plus d'un tour dans son sac... La deuxième partie est un pur régal burlesque. Blake Edwards ou l'art de la comédie américaine d'antan, à la façon de "L'impossible Monsieur Bébé", "Cette sacrée vérité" ou "Certains l'aiment chaud". Rien de tel pour les zygomatiques !
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